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Hugh Segal

Hugh Segal a été nommé au Sénat du Canada en 2005 après avoir travaillé une quarantaine d’années dans le secteur public, notamment comme chef de cabinet du premier ministre du Canada… Plus

       

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What does making every vote count have to do with economic stability, fiscal responsibility, and prosperity? In addition to delivering fair, representative election results, the research shows that proportional representation outperforms winner-take-all systems on measures of democracy, quality of life, income equality, environmental performance, and economic growth.

In a research study out of the London School of Economics, Carey and Hix (2009) looked at 610 elections over 60 years in 81 countries and found that countries with moderately proportional systems were less likely to have deficits and more likely to have fiscal surpluses.

Knutsen (2011) looked at 107 countries from 1820 to 2002 – 3710 “country years” and found that both proportional and semi-proportional systems produced higher economic growth than plurality-majoritarian systems (including First Past the Post) – “a strong, significant effect” (p.86)

Knutsen concluded:
“PR systems likely produce higher growth because they promote broad-interest, rather than special interest, policies, and perhaps because PR systems produce more stable and thus credible economic policies. PR and semi-PR systems are thus not only beneficial for representation of diverse groups in politics (Lijphart, 1999; Carey and Hix, 2009) and for decreasing the distance between median voter and median government member (Huber and Powell, 1994; Carey and Hix, 2009). PR and semi-PR systems also generate more prosperity than plural-majoritarian systems.”(p. 89)

Economics and political stability are often said to be related. How stable are countries using proportional representation? In a comparison of winner-take-all and proportional countries over 50 years, Dennis Pilon (2007) found that countries using First Past the Post averaged 16.7 elections, while countries using proportional systems averaged 16 elections. Clearly, stable, representative government can go hand in hand.

Conservative Senator Hugh Segal explores the connection between economic health and proportional representation below. (An interview with economist J Peter Venton exploring the problems of inequality and its connection to electoral reform can be found on the Inequality and Proportional Representation page).


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Hugh Segal a été nommé au Sénat du Canada en 2005 après avoir travaillé une quarantaine d’années dans le secteur public, notamment comme chef de cabinet du premier ministre du Canada, secrétaire associé aux affaires fédérales-provinciales et secrétaire du Conseil des politiques et des priorités du Cabinet ontarien, adjoint législatif du chef de l’opposition (Ottawa) et président de l’Institut de recherche en politiques publiques, organisme indépendant. Aujourd’hui, il est président du Comité sénatorial spécial sur l’antiterrorisme et siège au Comité sénatorial des affaires étrangères et du commerce international, qu’il a déjà présidé. Il a conduit une délégation parlementaire de l’OTAN à Washington et assuré la présidence du colloque annuel Canada-Royaume-Uni (Calgary 2004).

Diplômé en histoire de l’Université d’Ottawa, il est agrégé supérieur aux écoles d’études politiques et de commerce de l’Université Queen’s, et membre du Canadian Defence and Foreign Affairs Institute ainsi que du groupe de travail sur la sécurité nationale au Centre for Security Sector Management de l’Université de Cranfield. Il a été président de l’Institut canadien d’études stratégiques et vice-président fondateur (recherche) du Conseil international du Canada. Il est membre du conseil de l’Institute for Democratic and Electoral Assistance (Stockholm) et ex-membre du conseil de l’International Institute for Strategic Studies (Londres).

Il a été décoré de l’Ordre du Canada en 2003 et a reçu des doctorats honorifiques de son alma mater et du Collège militaire royal du Canada.

Le Sénateur Hugh Segal (conservateur, Ontario) a fait campagne pour la représentation proportionnelle lors de référendums sur la réforme électorale en Ontario et à l’Île du Prince Édouard

Représentation proportionnelle et de l’économie – par Hugh Segal

Il y a une grande tendance dans les sociétés numériques modernes pour le débat et la controverse portant sur ce qui est d’apparence urgent par opposition à sur ce qui est vraiment important. Cette tendance est aggravée par le fait que les principales parties prenantes ont d’énormes intérêts personnels protégés par le statu quo. Il y a peu de défis auxquels font face les Canadiens où cela est plus vrai que celui de la réforme électorale.

Que l’on soit de droite ou de gauche dans notre arène politique, si l’on estpolitiquement désintéressé, soit en vertu d’être très riche ou très pauvre, d’être jeune ou vieux, d’être une personne de petite entreprise, d’être membre d’un syndicat, d’être étudiant ou récemment rendu sans emploi, notre système de scrutin majoritaire uninominal à un tour demeure une force économique négative dans notre vie.

Voici comment et pourquoi: les parlements et les assemblées élus dans un système de scrutin majoritaire uninominal à un tour, où seuls les votes gagnants comptent dans toute élection, représentent souvent beaucoup moins de 50% de ceux qui ont voté dans une circonscription, et dans certains cas, ce nombre pourrait être aussi bas que 45%.

- Dans la grande majorité des cas, ceux qui gouvernent, ceux qui sont dans l’opposition, ceux qui questionnent ou s’engagent comme députés élus fédéraux ou provinciaux parlent pour très peu de leur électeurs – presque toujours une minorité, peu importe le parti.

- Comme les élections sur le mode majoritaire uninominal à un tour produisent des majorités factices – où 38% des électeurs peuvent faire gagner 60% des sièges, les gouvernements majoritaires qui en résultent évitent typiquement le compromis avec les autres partis et arrivent à imposer des politiques économiques de droite ou de gauche qui ne reflètent pas un cadre de politique économique équilibré ou inclusif. Cela peut et a conduit à de mauvaises politiques, des initiatives fiscales excessives ou insuffisantes, des relations avec le secteur des travailleurs biaisées, ou à des régimes réglementaires excessifs ou incompétents. Tous ces éléments peuvent et ont coûté au Canada et aux provinces des ralentissements économiques, des embardées sauvages d’une politique économique à une autre et ainsi de suite. Cela nous coûte du temps et des reculs sur des questions comme l’emploi, l’investissement, la réforme fiscale, la réduction de la pauvreté, et l’éducation. Ce sont des revers qui affectent la vie des gens, leurs aspirations et leurs perspectives économiques et sociales.

Un système électoral dysfonctionnel qui décourage la participation, favorise la réduction du taux de participation et les partis établis, fabrique des majorités illégitimes et anti-démocratiques, n’est pas qu’un détail ou qu’un encadré. Le système électoral est le moyeu de l’efficacité du système économique et social de toute société. Ses cadres sont établis par des parlements élus dont les gouvernements tirent leur base de gouvernance. Si les bases de ces élections sont systématiquement exclusives, les politiques économiques et sociales sont inévitablement imparfaites, à court terme, et superficielles.

Puisque ceux qui sont élus selon un mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour ont gagné selon les fondements de ce régime, il est peu probable qu’ils veuillent  le changer. Cette complaisance stridente conduit à une tolérance indésirable pour la démocratie représentative.

Est-ce que la politique économique contenue dans un budget approuvé par une assemblée législative qui a été choisi par 55% cent des électeurs admissibles est légitime? Et si le gouvernement qui a proposé le budget avait une majorité, mais n’a été élu que par 40% de ce  55%?

Une politique économique déterminée par un gouvernement représentant à peine 20% des électeurs admissibles est peu probablement fortement ou profondément ancrée dans la réalité économique et sociale vécue par la vaste majorité des Canadiens. Cela est vrai dans presque toutes les provinces et à Ottawa, sauf lorsque des dirigeants comme Mulroney, Diefenbaker ou Lougheed obtinrent une écrasante majorité dans des élections avec participation élevée.

Notre système actuel majoritaire uninominal à un tour produit des fausses majorités, et le secret budgétaire qui l’accompagne crée le contexte de politiques budgétaires et économiques qui peuvent être à la fois étroites et déconnectées. C’est mauvais pour les affaires, les travailleurs, et l’ensemble de l’économie. La réforme électorale romprait ce cycle et créerait des incitations pour un débat économique beaucoup plus large où des assemblées législatives et des parlements démocratiquement vraiment représentatifs feraient que les politiques budgétaires, du commerce, de la fiscalité et des impôts seraient plus vraiment le reflet de la façon dont les gens ont réellement voté!

La politique économique ne peur fonctionner que quand elle reflète la réalité économique et sociale. Dans une démocratie, cette réalité se concrétise par des parlements qui sont représentatifs de la façon dont les gens ont réellement voté. Le système majoritaire uninominal à un tour altère, dilue, frustre et souvent nie la façon dont les gens ont voté. Une politique économique fondée ne serait-ce qu’en partie sur cette distorsion ne peut qu’être elle-même distordue.

La représentation proportionnelle est la seule façon de remédier à cette situation.

Le Sénateur Hugh Segal (conservateur, Ontario) a fait campagne pour la représentation proportionnelle lors de référendums sur la réforme électorale en Ontario et à l’Île du Prince Édouard.

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